Jane Valmath - Un salon d'essayage de la maison de couture, 9 rue de Surene à Paris (circa 1910s)

90 €
Bon exemplaire d'une carte des années 1910 de la maison de couture Jane Valmath représentant un des salons d'essayage. Valmath est située 9 rue de Surene à Paris.
Title Jane Valmath - Un salon d'essayage de la maison de couture, 9 rue de Suresnes à Paris (circa 1910s)
Type Carte postale
Edition Paris, circa 1910s
Description

Carte imprimée en noir.

Dimensions 90 x 140 mm

Dans un article de Gil Blas paru le 24 juin 1912, la journaliste de mode Paméla décrit ainsi le travail de la maison Valmath :

"Enfin, hier encore, et une fois de plus, madame Valmath, dont bien souvent ici j'ai eu le plaisir de vous entretenir longuement ; et lorsqu'on parle d'une artiste telle que Madame Valmath c'en est un. Mme Valmath, dis-je, a glané des lauriers supplémentaires.

Sa robe de lingerie combinée de panneaux en broderie anglaise, incrustés d'épais et riches motifs d'Irlande, rebrodés eux-mêmes de fil d'or, était une merveille de recherche et de travail. Sur la jupe plissée, une écharpe de tulle noir tranchait, inattendue et très heureuse, tandis qu'un petit bouquet de roses rouges venait égayer la note demi-deuil de la toilette, les petites roses, vives,
riantes, printaniéres, arrivées là, soudaines, et cueillies, semblait-il au hasard d'une haie, étaient la signatire indéniable de Mme Jane Valmath. En effet, si j'ai prononcé son nom aujourd'hui, ce n'est, pas seulement à cause de sa robe de courses, mais bien plutôt à propos de l'indiscrétion qu'heureusement je connus, voici trois jours, en pénétrant dans l'atelier de teinture du 9, rue de Surene. Car Mme Valmath n'est pas seulement couturière : elle est crèatrice de ses oeuvres depuis A jusqu'à Z ! Elle n'emploie guère que les dentelles qu'elle même dessine et ne se sert que d'étoffes travaillées et décorées par ses soins.

Or, toujours en quête du Beau, Mme Valmath s'est attaché, pour l'hiver prohain, à la recherche du coloris, nouveau et harmonieux. Elle ne peut, bien entendu, pour d'obtenir, employer d'autres couleurs que celles du prisme, mais elle combine celles-ci, les dégrade, les assortit l'une à l'autre, avec un art si délicat, si consommé qu'il semble voir travailler un grand peintre. Et ceci n'est pas un moindre compliment. Je ne sais, en effet, rien d'aussi harmonieux qu'une robe aux nuances savamment cherchées. Peu de couturières, hélas apportent à cette considération l'importance qu'elle mérite. La plupart se contentent de trouver une coupe jo-
lie sans s'inquiéter du ton ou de la qualité de l'étoffe. Ce ne serait encore qu'un demi-mal si, bien souvent, elles ne conseillaient pas à leur cliente, une quelconque ne seyant ni à leur ligne ni à leur teint. Voilà une faute lourde contre laquelle, nous ne saurions assez nous insurger."

 

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